13 - 16 octobre 1943 : la résistance gaulliste sénonaise décimée par la trahison d' « Etienne »

Guillemand (sur le siège arrière) et Berthon en mission d’infiltration dans les maquis du Jura, fin juin 1944. La moto quasiment neuve fournie par la Gestapo va les faire repérer. DR ARORY.

 

Un nouveau responsable du Bureau des opérations aériennes (BOA) arrive à Sens

 

 

  Dans le courant de l'été 1943, Pichard, responsable national du Bureau des opérations aériennes (BOA) a nommé un nouveau responsable pour le département de l'Yonne. Il s'agit de Marius Guillemand, qui jusqu'alors occupait d'importantes fonctions au sein de la Résistance du Pas-de-Calais. Il arrive à Sens en compagnie d'Hélène, sa belle-sœur et son agent de liaison, au début du mois de septembre. Son accréditation est vérifiée par Charles Busset et Hipeau qui ne trouvent aucune observation à faire.

  Dans les jours qui suivent son arrivée à Sens, il multiplie les contacts avec les diverses organisations de résistance. Il rencontre Pierre Castets et Alfred Prieur qui ont déjà repéré des terrains dont ils ont transmis les coordonnées au SOE britannique. Il rencontre Charles Busset et chez Léon Vernis il fait la connaissance du colonel Mathis. Il connaît très vite des militants du Front national, tels Roy, Regnard (qui travaille pour le BOA) et Mader. L'adjudant Pannier, qui est l'adjoint de Mathis, sympathise avec « Etienne » et l'introduit chez beaucoup de résistants. Ainsi il le met en relation avec Felser, directeur à Auxerre de l'Urbaine électrique dont Mme Pannier avait été la dactylo. Il le présente à Aubin qu'il revoit plusieurs fois par la suite. Busset conduit « Etienne » à Villeneuve-sur-Yonne où il rencontre les sédentaires de Libération-Nord. Il se lie d'amitié avec Condemine. En compagnie du colonel Mathis, « Etienne » rencontre Vauthier à Joigny. Il se rend également à Auxerre où il a rendez-vous avec le docteur Seguin. En un temps très bref « Etienne » a contacté une grande partie des responsables de la Résistance du Sénonais, du Jovinien et de l'Auxerrois. Il agit comme s’il voulait structurer, renforcer et unifier les organisations de résistance de l’Yonne.

 

  Le 13 octobre 1943 il est arrêté par les Allemands avec des résistants sénonais

 

  Alfred Prieur témoigne : « Le 13 octobre 1943, « Etienne » me demandait de me trouver au train de 8h 30 en gare de Sens, pour prendre le lieutenant du BOA (il s’agit de Jacques Guérin, « Ampère », qui avait pris depuis septembre la direction du Bloc centre du BOA) qui arrivait de Paris à l'effet de relever le terrain de Michery. Je lui répondis que j'avais déjà envoyé cinq terrains moins exposés et que celui de Michery était trop découvert pour effectuer un parachutage. Le lieutenant n'était pas là et à nouveau Etienne insista beaucoup pour revenir au train de 11h 30. Cette fois le lieutenant arriva et nous partîmes pour Michery, avec, comme alibi, un chargement de pommes chez un fermier de connivence. » Prieur se montre très réservé à l'égard de l'utilité de cette mission. On peut en effet s'interroger. Le terrain d'aviation de Michery figurait sur les cartes d'état-major qu'il était facile de se procurer. On pouvait aussi en relever l'emplacement sur le plan cadastral à la mairie. S'il s'agissait de localiser des obstacles, il n'était pas nécessaire de déplacer trois hommes dont un haut responsable. Prieur estime à juste titre qu'il n'est pas raisonnable d'envisager pour terrain de parachutage un espace situé dans la vallée, à proximité de deux routes nationales et visible de très loin. Il s’agissait selon Pichard de préparer un terrain d'atterrissage et non un terrain de parachutage comme le croyait Prieur. On constate en effet que les terrains qui ont été homologués étaient situés en bordure des fleuves et dans des plaines, les régions les plus actives étant les bords de la Loire et du Loir. Ce terrain aurait donc pu convenir. Mais Prieur ne peut ignorer que le terrain a été partiellement labouré sur ordre de la Feldkommandantur d’Auxerre dans la première quinzaine de septembre 1943 et qu’il est vraisemblablement impossible d’y faire atterrir un avion.

« Alors que nous rangions nos petites affaires et que nous étions à cent mètres de la route où stationnait ma voiture, une voiture de louage conduite par le garagiste T. de Champigny, contenant cinq Allemands s'arrêtait vers ma voiture  et nous faisait signe d'approcher. Il était inutile de fuir et les cinq Allemands fouillèrent la voiture complètement. Puis il nous ordonnèrent d'aller chercher nos pommes et de les suivre. Mais deux kilomètres plus loin, à l'entrée de Michery, ils nous arrêtèrent de nouveau et nous déshabillèrent sur la route. Carte Michelin, boussole, plans n'avaient rien de commun avec les pommes. Séance de boxe, mains ficelées dans le dos, on nous ramena à la Gestapo de Sens, hôtel de Paris, vers 14 heures. ». Quelques jours plus tard, Vauthier donnait à Jean Puissant une version légèrement différente de ce récit d’Alfred Prieur : « Ils étaient dans un champ quand une auto de la Feldgendarmerie s'arrêta. Les Allemands demandèrent ce qu'ils faisaient. « Nous cherchons des pommes. » Les Feldgendarmes se contentèrent de l'explication et partirent. Mais nos amis prirent peur, regagnèrent l'auto en hâte et démarrèrent. Les Feldgendarmes qui n'étaient pas loin remarquèrent cette précipitation et revinrent. » C'est le capitaine Heberer qui est responsable de l’annexe sénonaise de la Feldkommandantur d’Auxerre depuis juillet 1943. Les prisonniers sont conduits à l'hôtel de Paris, siège de la Feldgendarmerie. Des officiers allemands occupent la plupart des chambres de cet hôtel dont une partie du rez-de-chaussée sert aux interrogatoires.

 

  Très vite il trahit

 

C'est dans les salons de l'hôtel de Paris qu' « Etienne », Prieur et Guérin sont interrogés dans l'après-midi du 13 octobre. Alfred Prieur témoigne : « Etienne fut le premier interrogé et je l'ai retrouvé vers 18h  fortement marqué par les coups (...) Vers 15h  l'officier, portant à la main une fiche, demanda lequel était Prieur. Je me retournai donc de mon coin pour recevoir une trempe, en attendant l'interrogatoire (...) Après l'interrogatoire contradictoire avec Etienne où je n'ai rien dit (…), on nous « flanqua » en bas de l'escalier où se trouve le bar actuel et les arrestations se succédèrent (...) Vers 22h 30, on nous conduisit à la prison de la caserne où les interrogatoires continuèrent (...) Le lieutenant fut torturé au moins quatre heures durant, sur une table bizarrement inclinée (...) » La multiplication des arrestations s'explique par le fait qu'« Etienne » a parlé. L'appartenance d'« Etienne » au BOA, le fait que le BOA se soit implanté sur des organisations préexistantes, les liens étroits qui existent dans le Sénonais entre les diverses organisations de résistance, liens qu'il a contribué à renforcer, tous ces faits permettent de comprendre qu'« Etienne » avait une parfaite connaissance de la Résistance locale. Il est pris d'une véritable frénésie de dénonciations. Il garde pour lui les noms de quelques compagnons qui ne sont pas inquiétés, mais il dénonce la plupart. Il accepte alors de passer au service de la Gestapo et est à l'origine d'une terrible vague d'arrestations.

 

Les arrestations se multiplient

 

Dans l’après-midi du 13 octobre Georges Lebon, hôtelier, Yvon Chollet, buraliste et l’agent de police René Baron sont arrêtés. Le 14 octobre vers 20h 30, les Feldgendarmes conduits par le lieutenant Eckardt arrêtent Léon Vernis chez qui « Etienne » avait logé. Il dénonce également Firmin Blanjean, l'exploitant de la ferme du Glacier. Le 16 octobre au matin, la ferme est investie par les Allemands. Firmin Blanjean et Maurice Falissard sont arrêtés. Averti des premières arrestations, M. Falissard a aidé « Hélène », la belle-sœur d' « Etienne » à quitter Sens. Il l'a conduite à la gare de Pont-sur-Yonne. Il a aussi, avec l'aide d'Henri Hefti, transporté les armes dans un caveau du cimetière de Nailly. Mais il est resté à la ferme et est ainsi arrêté. Roger Blanjean est cette nuit-là requis à la garde des voies de chemin de fer. Il rentre à la ferme quand les Allemands en sortent avec leurs prisonniers et n’est pas arrêté. Les ouvriers agricoles ne le sont pas non plus, ce qui prouve que les Allemands étaient bien renseignés. Quand les Allemands arrivent au dépôt d'armes, ils le trouvent vide, mais arrêtent Henri Hefti. A Soucy ils ont plus de chance. « Etienne » connaissait aussi le dépôt qui n'avait pas été déménagé. Mme Guyot, la femme du fontainier est arrêtée, en l'absence de son mari.  Le 23 octobre au matin, « Etienne » apparaît dans la cour du Cours complémentaire de Villeneuve-sur-Yonne. Il vient chercher Jean Puissant qui témoigne : « Je ne me fis aucune illusion. (…) Comme je savais qu'on avait arrêté Bolland deux heures auparavant, que la ville était en état de siège et qu'un soldat allemand, du haut du clocher, inspectait les rues et les campagnes à la ronde, je compris immédiatement ce qui m'attendait. Je suivis donc mon guide, en l'examinant soigneusement. C'était le fameux Etienne (...) : un gaillard d'une trentaine d'années, trapu, râblé, au visage gras, au nez crochu, avec une petite moustache blonde en brosse et des yeux clairs. L'air négligé d'un gentleman-farmer dans la débine (...) Deux autos stationnaient, gardées par des soldats de la Wehrmacht, mitraillettes sur le coude. J'eus le temps d'entrevoir, en un éclair, dans la seconde voiture, Bolland prostré sur le siège. On me fit monter dans la première, où déjà, cassé en deux, appuyé contre la glace, s'était affalé Durand le cordonnier, pâle comme un mort, à demi évanoui, les poignets liés par un fil électrique qui avait pénétré dans les chairs, creusant un profond sillon dont les lèvres formant bourrelet s'étaient rejointes au-dessus du lien (...) Enfin la portière s'ouvrit, on poussa près de moi un Bolland meurtri, douloureux, cassé en deux, mais toujours courageux et jovial (…) »

La liste des victimes de la trahison d'« Etienne » est longue : à Sens, Jacques Guérin, Alfred Prieur, Pierre Castets, Chollet, Léon Vernis, Fillon, René Baron, Firmin Blanjean, Maurice Falissard, Lebon, l'hôtelier chez qui logeait Etienne et qui est relâché ; à Soucy, Henri Bouleau, Viard, Mme Guyot, Jean Hipeau ; à Villeneuve-sur-Yonne, Jean Puissant, Bolland, Durand ; à Nailly,  Henri Hefti. C'est probablement à « Etienne » qu'il faut attribuer les arrestations de Felser et du docteur Seguin à Auxerre. Une vingtaine de personnes furent ainsi arrêtées en octobre 1943. Quelques-unes  parvinrent à se cacher ou à fuir : ce fut le cas du colonel Mathis qui, grâce au sang-froid de sa belle-fille, la jeune soeur de Mme Vernis, put échapper à l'arrestation. Le mouvement Ceux de la Libération, le groupe de Soucy, le BOA sénonais sont complètement démantelés. Les réfractaires cachés par Prieur ne sont pas inquiétés car « Etienne » n'était pas au courant de leur existence. Désormais passé au service de la Gestapo, « Etienne » va poursuivre son action de dénonciation dans l’Yonne et dans d’autres départements.

 

Les preuves de la trahison

 

La personnalité d'« Etienne », les conditions de son arrestation et de sa trahison ont donné lieu à beaucoup d'hypothèses et d'interprétations. L’interrogation essentielle porte sur la date de sa trahison : est-elle consécutive à son arrestation du 13 octobre, ou  antérieure à son arrivée à Sens ? Le rapport, daté du 17 octobre, établi par les autorités allemandes qui ont mené l'interrogatoire des résistants arrêtés à Sens le 13 nous apprend d'abord que la rencontre des Allemands avec les trois résistants est due au hasard : « Le 13 octobre 1943, la section 728 de la Feldgendarmerie de Sens a arrêté aux alentours de Sens, sur le vieil aéroport, entre Gisy-les-Nobles et Michery, trois personnes tournant autour d'une vieille épave d'avion. En raison du fait que ces personnes paraissaient très suspectes, on les arrrêta et on trouva sur eux des renseignements très importants. »

Le rapport ne laisse aucun doute sur les responsabilités d' « Etienne » dans les dénonciations : « La section 728 de la Feldgendarmerie de Sens commença tout de suite les premières recherches et a arrêté seize personnes à la suite de ces déclarations provisoires (...) On constata qu'il s'agissait d'une agence anglaise de renseignements très importante et très bien organisée. Le samedi 16 octobre 1943, on interrogea un des membres de l'organisation et il avoua qu'il était directeur du Bureau des Opérations Aériennes pour le département de l'Yonne. Il s'agit du français Guilleman (sic) Marius, alias Ducrocq, né le 11-11-1914 à Diéval (Pas-de-Calais), expert en diamants sans domicile fixe. Pour le BOA son nom était Etienne (...) Nous ne connaissons jusqu'à présent qu'un seul responsable. Mais par les interrogatoires nous connaîtrons les autres (...) »

La Feldgendarmerie de Sens, constatant l'importance des personnes arrêtées, alerte la SIPO (Sicherheitspolizei) d'Auxerre puis de Dijon qui dépêche un « commando spécial » dirigé par l'adjudant Cölsch assisté d'un caporal, d'un secrétaire et d'un interprète. « Jusqu'à l'arrivée du commando spécial, on ne savait pas de quelle organisation il s'agissait (...) Jusqu'à maintenant ledit Etienne a énergiquement nié qu'il existât des dépôts d'armes dans le département de l'Yonne. A l'interrogatoire d'hier il avoua, après une hésitation, qu'il y avait un dépôt d'armes aux alentours de Nailly, et un à Soucy (...) » Ce document établit donc la trahison d' « Etienne ». Il est confirmé par la déclaration de Schill, interprète de la Gestapo, lors de son interrogatoire à la maison d'arrêt de Dijon en juin 1945 : « Diéval était entré au service du SD au mois d'octobre 1943. Auparavant il appartenait à la Résistance comme chef départemental du BOA du Pas-de-Calais (...) Je puis vous affirmer qu'auparavant il n'avait jamais appartenu à un service quelconque de la Gestapo (...) C'est lui qui est à l'origine de l'arrestation des membres de la Résistance à Sens et dans sa région. Je crois qu'il y en avait exactement 27 (...) Je puis vous le dire avec exactitude puisque en qualité d'interprète, j'ai assisté à tous les interrogatoires qui ont eu lieu rue du Docteur Chaussier à Dijon. Les arrestations ont eu lieu sur les indications précises d'Etienne qui a conduit Cölsch directement au domicile des personnes à appréhender ainsi qu'aux dépôts d'armes qu'il avait pu repérer. Il a d'ailleurs assisté à ces interrogatoires qui s'effectuaient en principe, sur les déclarations détaillées fournies par Etienne, sur chacun des individus arrêtés. A partir de ce moment-là, Etienne s'est mis complètement au service des Allemands, dont il est devenu par la suite le meilleur agent et a participé à de nombreuses arrestations et opérations dans toute la région. Il est passé chef de Kommando. »

 

Des questions se posent encore

 

« Etienne » n'a pas parlé immédiatement et n'a pas tout dit tout de suite. Arrêté le mercredi 13 octobre, il ne dénonce Léon Vernis que le lendemain et Firmin Blanjean trois jours plus tard. Il est emprisonné à Auxerre du 18 au 29 octobre. Il a le visage tuméfié par les coups et Maurice Falissard, qui lui glisse quelques mots dans la cour de la prison, est bien loin de supposer qu'il est le traître qui l'a donné aux Allemands. Cinq jours plus tard, c'est en compagnie de la Gestapo qu'il se présente à Villeneuve-sur-Yonne pour arrêter Jean Puissant.

Dans les mois suivants « Etienne » s’installe à Dijon où il travaille pour la Gestapo. Au printemps 1944 il est détaché dans l’Yonne et s’intègre à la « bande à Wagner » qui commet dans le département de nombreuses exactions, vols, pillages et attaques à main armée. Fin juin il est envoyé avec Pierre Berthon en mission de renseignement contre les maquis du Jura. Les deux hommes sont arrêtés à Sellières dans le Jura par des maquisards, le 28 juin 1944. Interrogé, « Etienne » reconnaît 14 arrestations dans le Pas-de-Calais mais ne dit rien de son activité dans l’Yonne. Les deux hommes sont conduits au maquis de Rosnay (commune de Lavigny), puis au  PC départemental FFI dans les bois de Clairvaux. Ils sont alors transférés au PC du colonel « Belleroche » à Izernore dans l’Ain où ils sont exécutés fin juin ou début juillet 1944. Marius Guillemand a été condamné à mort par contumace par le tribunal permanent des forces armées de Lyon le 26 janvier 1955.

Les  documents dont nous avons aujourd'hui connaissance montrent  qu' « Etienne » est devenu un agent de la Gestapo, mais que, jusqu'à son arrestation, il était un authentique résistant. Plusieurs résistants demeurent convaincus qu'« Etienne » était dès son arrivée à Sens un agent double au service de la Gestapo. Ils interprètent ses efforts pour unifier la résistance locale comme une action d'infiltration visant à identifier les responsables avec l'objectif de les faire arrêter. De nombreux indices font penser à Roger Pruneau que la trahison d’« Etienne » est antérieure à son arrivée à Sens. Ni les déclarations qu’il a faites avant d’être fusillé par les FFI du Jura, ni l’enquête relancée par la justice militaire en 1954 n’apportent de réponse. L’hypothèse qu’« Etienne » ait été chargé d’infiltrer la Résistance icaunaise et qu’il ait été arrêté par un autre service allemand que celui auquel il aurait appartenu et gardé le temps nécessaire à son identification, ne peut être exclue ni démontrée.

 

  Sources : AN, 72 AJ 173 et 72 AJ 208. Dépôt central d’archives de la justice militaire, dossier Guillemand et autres. ADY, 33 J 18, 1 W 29, 1 W 100, 1 W 151. ADCO, 40 M 454, 40 M 476, 40 M 513. Témoignages d’Oger Dupas, responsable BOA dans le Pas-de-Calais (1998), Louise Vernis (1984), Maurice Falissard (1996), Jean Paquet (1997), René Marault (1994). Pruneau Roger, Contribution… Pichard Michel, L'espoir des ténèbres. Parachutages sous l'Occupation (Histoire du BOA). Drogland Joël, Histoire de la Résistance Sénonaise, Auxerre, ARORY, 2ème édit. 1998.

 

Joël Drogland

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