Origine et objectifs de l'ARORY

L’ARORY (Association pour la Recherche sur l’Occupation et la Résistance dans l’Yonne) est née en 1988 à l'initiative d’anciens résistants et déportés de l'Yonne.

Rapidement, une équipe d'enseignant chercheurs s'est constituée effectuant un travail de recherche sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

De nombreuses publications ont ainsi été diffusées, livres, cédérom, panneaux d'exposition et le bulletin Yonne-Mémoire 1940-1944.

En complément de ses recherches historiques, l'ARORY intervient auprès des élèves pour préparer le concours national de la Résistance et de la Déportation.

Enfin l'ARORY organise, anime des conférences... et inaugure les premiers chemins de la Résistance de l'Yonne !

 

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Les principales publications de l'ARORY

Les Mémoires de Robert Loffroy sont toujours en vente tout comme les Actes du colloque organisé fin 2014 en partenariat avec ADIAMOS. Nous contacter par courriel.


Le livre sur  la rencontre Pétain-Goering en gare de Saint-Florentin-Vergigny le 1° décembre 1941, coédition SAHVCB et l'ARORY. Un évènement de la Collaboration méconnu pourtant important sur le plan national et qui s'est passé dans l'Yonne.


Pour tout savoir sur l'Yonne pendant la Seconde guerre mondiale, commandez le livre, Un département dans la guerre, une publication Tirésias. 

 

Le cédérom, La Résistance dans l'Yonne, AERI-ARORY 

Cela s'est passé un mois de juin dans l'Yonne

 

6 juin 1944, le Délégué militaire André Rondenay, en route pour les maquis du Morvan, traverse le département de l'Yonne.

Avenue Edouard Vaillant à Boulogne-Billancourt, matin du 6 juin 1944. Dans la cour du garage de Marcel Madelmont, jonchée de vieilles carcasses de voitures, une quarantaine d'hommes s'affairent autour de plusieurs véhicules civils et militaires qu'ils remplissent d'armes, de munitions, d'explosifs, de postes de radio, d'uniformes et de bidons d'essence. Spectacle incongru dans le Paris de l'Occupation, alors que la radio de Vichy annonce le débarquement des troupes alliées sur quelques plages de Normandie. A l'abri de ses hautes grilles, le garage et le bistrot tenu par le même propriétaire servent depuis deux mois de point de rassemblement à une équipe de saboteurs constituée autour d'André Rondenay, de Pierre Henneguier qu'il avait recruté pour en être le chef, et de quatre saboteurs "professionnels" envoyés de Londres par les services de la France Libre pour détruire quelques usines de la région parisienne travaillant pour la machine de guerre allemande. Rondenay et Henneguier donnent leurs derniers ordres à des hommes enthousiastes, tandis que quelques jeunes femmes montent dans les véhicules.

Le matin du 6 juin 1944, un stupéfiant convoi militaire résistant quitte Paris

 

Quand les portes de la cour s'ouvrent, c'est une véritable colonne militaire qui en sort, susceptible de croiser à tout moment un convoi allemand. " Neuf tractions avant, fusils mitrailleurs en batterie, sortent du garage, suivies de deux camions, de la base desquels émerge la gueule des PIATs et les canons des FM (…) Jarry, piloté par Raoul, roule en tête. Je le suis et la colonne s'allonge".

Pierre Henneguier raconte le parcours de ce curieux convoi que les Allemands semblent ne pas vouloir voir, ou qu'ils prennent pour un convoi de miliciens. " Les voitures se serrent de près, roulent lentement sur les boulevards extérieurs. Jarry, piloté par Raoul, roule en tête. Je le suis et la colonne s'allonge. À la porte d'Italie, on s'arrête. Il y a embouteillage et il faut passer sans coupure dans la colonne. Les voitures se resserrent encore. À Orly, deux Feldgendarmes règlent la circulation (…). Ils barrent la route, tendent leurs panneaux vers la première voiture, puis, se ravisant soudain, font signe de passer. (…) La colonne roule, évitant les villes, par des chemins de terre (…). Avant Fontainebleau, Raoul double une camionnette des PTT, se met en travers de la route et stoppe. Suivi de Jarry, mitraillette à la main, il fait descendre le chauffeur et son aide. La colonne s'arrête, on décharge le courrier. Jarry glisse 1 000 francs au chauffeur, Hubert prend le volant de la camionnette et prend place dans la colonne : une prise qui peut servir au maquis (...) Ainsi, pendant près de 300 km, une colonne en armes sillonnera les routes de France encombrées de troupes ennemies (…) Pas un coup de feu ne sera tiré. » Par Sens, Auxerre, Avallon, en prenant soin d'éviter les villes néanmoins, la colonne arrive à Lormes, dans la Nièvre, où l'attend une voiture radio partie avec trois hommes en éclaireurs.

 

Son chef, André Rondenay s'est évadé de son Oflag pour gagner Londres

André Rondenay vers 1938.

Né le 26 août 1913, fils du général de division Louis Amédée Rondenay, André Rondenay suivit son père dans ses garnisons successives, en Afrique particulièrement. Le général Rondenay avait participé au début du siècle à la mission Foureau-Lamy, expédition géographique et militaire qui traversa le Sahara de 1898 à 1900. Sa mère, Marcelle Andrée Rondenay, peintre paysagiste et orientaliste de l'école française, voyagea beaucoup elle aussi. A Paris, la famille résidait rue Boileau (16e). André Rondenay intégra l’Ecole Polytechnique en 1933 après une classe préparatoire au lycée Janson-de-Sailly. Il en sortit avec le grade de sous-lieutenant en 1936 et rejoignit l’Ecole d’Application de Fontainebleau. Nommé lieutenant, il fut affecté en mai 1938 au 39e régiment d’Artillerie à Metz. Le 17 août 1937, il épousa, à Nantes, Solange Pollet, née le 12 septembre 1913. Solange et André auront deux fils, Claude né en 1938 et Jean-Louis, né trois mois après la mort de son père. A la mobilisation, il commandait la 1ère batterie du 39e régiment d'artillerie et fut affecté dans le secteur de Faulquemont sur la ligne Maginot. Il était en position dans les Vosges quand survint l’attaque allemande de mai 1940. Il fut fait prisonnier le 20 juin 1940, près du village de Charmes. Il connut successivement plusieurs Oflags dont il chercha à chaque fois à s’évader avec ingéniosité, pour finalement y parvenir. Il fut d’abord détenu un mois à Sarrebourg (Oflag VI B), puis quatre mois à Warvold (Westphalie) près de Mayence (Oflag XII B). Une tentative d’évasion manquée le conduisit pour six mois au camp international de représailles de Colditz (Oflag IV C), en Saxe, puis à Lübeck  (Oflag X C). Il réussit enfin son évasion, avec un camarade, le 19 décembre 1942. Il était de retour à Paris, auprès de son épouse, la veille de Noël 1942.

Décidé à rejoindre le général de Gaulle, il trouva une filière, prit la route de l’Espagne, franchit la frontière le 25 janvier 1943, arriva à Valcarlos, où il fut arrêté par la police espagnole et mis en résidence surveillée à Pampelune. Il profita de ce répit pour se fabriquer une fausse carte d'identité d'officier allemand, prenant pour modèle graphique des cartes d’officiers anglais que possédaient ses camarades de détention. Il pensait en effet que le meilleur moyen de s'évader était de se faire passer pour un officier allemand (il parlait couramment la langue) voyageant en Espagne. C'est durant ce séjour en Espagne qu'il rencontra deux hommes qui allait par la suite étroitement partager sa vie et son action de résistant, André Boulloche, son futur chef de mission,  et Noël Palaud, son futur adjoint en mission, lui aussi évadé d’un Oflag. Le 13 mars 1943, après avoir brûlé ses vrais papiers, muni d'une carte d'officier allemand au nom du capitaine Roediger, en compagnie de Noël Palaud et d'un autre camarade, il s'évada de l'hôtel de Pampelune. A Madrid, ils se présentèrent au consulat puis à l'ambassade britannique. Ils gagnèrent, Séville le 20 mars 1943, puis Huelva, dans un véhicule du consulat britannique. Après 120 km à pied, ils franchirent la frontière portugaise, le 28 mars 1943, et arrivèrent à Lisbonne le lendemain. Le 4 avril 1943, un peu avant ses deux camarades, André Rondenay atterrit à Whitchurch Airport. Il fut conduit au camp d'entraînement de la France libre à Camberwell, où il resta trois semaines, avant de gagner Patriotic School, pour y être interrogé par le MI-5. Il en sortit le 8 mai 1943.

Engagé dans la France Libre, il s'est porté volontaire pour plusieurs missions en France

Engagé volontaire au titre des Forces françaises libres sous le pseudonyme d’André Claude (il garde son prénom et celui de son fils devient son nom), André Rondenay signe son acte d’engagement, numéro 648, le 12 mai 1943. Le capitaine Prévost le recruta au BCRA, ainsi que ses camarades Boulloche et Palaud, et lui commanda de suivre divers stages de formation aux missions qui lui seront confiées.  Avec Noël Palaud, Rondenay effectua un stage paramilitaire à West Court, du 14 juin au 5 juillet 1943, un stage de sécurité du 11 au 26 juillet, un stage radio du 26 au 31 juillet et un stage de parachutage du 8 au 14 août, se blessant au talon d'Achille lors de son second saut. Il bénéficiait donc d’une formation assez complète ayant porté sur les techniques de corps à corps, les matériels et les techniques de sabotage, les transmissions, l'organisation d'opérations aériennes. Le 27 août 1943, son ordre de mission était signé par de Gaulle. Sous le nom de Jean Louis Lebel, et sous le pseudonyme de « Claude », Rondenay et son adjoint Noël Palaud furent déposés par Lysander dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943, dans l’Indre, près de Tours.

Un avion Lysander, spécialisé dans les missions d’atterrissages clandestins nocturnes en France occupée.

Sa mission était de mettre en place le plan Tortue, dont l’objectif était de retarder d'au moins huit heures l'arrivée en force de moyens blindés puissants sur les têtes de pont du débarquement allié. Il fallait, dans les conditions difficiles de la clandestinité, mettre au point les procédés tactiques à employer et chercher, dans les mouvements de résistance organisée, des équipes capables de remplir leur mission. Il fallait donc commencer par entrer en contact avec des responsables de groupes de résistance ou d'organisations, puis constituer des équipes de sabotage et leur donner les moyens en armes et en matériel. Pour cela, il fallait organiser et réceptionner des parachutages, et éventuellement prélever sur des stocks préalablement constitués. La mission n’était donc pas purement technique. Rondenay devait surmonter la réticence des mouvements de résistance, qui n’étaient pas disposés à mettre à sa disposition des troupes pour constituer des équipes de sabotage indépendantes aptes à agir au jour J. Rondenay reçut de nombreuses notes techniques d'une extrême précision quant aux méthodes à employer en fonction de l'évolution du contexte, car il fut en charge du plan jusqu'au printemps 1944.

En janvier 1944, le BCRA lui demanda de prendre les fonctions de Délégué militaire régional (DMR) pour la région P (une dizaine de départements au centre du bassin parisien), pour remplacer André Boulloche arrêté. Sa mission était de constituer et armer des équipes chargées de préparer les plans de sabotage et de les exécuter dès que la BBC diffuserait des messages codés de déclenchement. Un officier d'opérations aériennes lui était subordonné, ainsi qu’un radio. Il devait veiller à ne pas froisser les mouvements de résistance avec lesquels il entrait en relation, afin d'éviter de prêter le flanc aux accusations potentielles de mise sous tutelle de la Résistance intérieure. Le 5 avril 1944, un télégramme lui confia la fonction de Délégué militaire pour toute la zone Nord (DMZ). « A l’heure actuelle vous êtes un des rares éléments sains sur lequel nous pouvons compter en zone Nord, aussi dans la période qui va suivre serez-vous plus que jamais mis à contribution » lui précisait le BCRA dans un télégramme d’encouragement.

Une troisième mission vint s’ajouter aux deux précédentes. Rondenay avait déjà la charge des sabotages liés au plan Tortue, puis ceux des plans Vert et Violet  en tant que DMR pour la région P. Le BCRA lui demanda de procéder aussi au sabotage d’importantes usines travaillant pour l’armée allemande dans la région parisienne, en particulier des usines de roulements à billes. On lui adjoignit les saboteurs de la mission Patchouli (Marcel Suares, François Fouquat et Pierre Briout) et il constitua, autour de Pierre Henneguier, une équipe d’une trentaine d’hommes. Ils réussirent, d'impressionnants sabotages d'usines de février à mai 1944 : Timken à Asnières, Renault à Boulogne-Billancourt, Malicet et Blin à Aubervilliers. Il reçut a plusieurs reprises les félicitations du BCRA, ainsi ce télégramme du 23 avril : « Nous vous exprimons une nouvelle fois toute notre satisfaction pour les résultats que vous obtenez et la qualité de votre travail malgré les difficultés inhérentes à l’action de l’ennemi et les lourdes tâches que nous vous confions. Nous vous témoignerons notre confiance et notre compréhension en vous donnant, dans la mesure de nos possibilités, tous les moyens qui vous sont nécessaires »

Télégramme envoyé par le BCRA de Londres à André Rondenay, lui commandant d’effectuer des sabotages, dans le cadre de sa mission de chef du plan Tortue.

Le 5 juin il a reçu de Londres l’ordre de rejoindre les maquis et il a choisi le maquis Camille, près de Lormes, dans la Nièvre

Les multiples activités clandestines de Rondenay et de son équipe rendaient sa sécurité de plus en plus aléatoire et il avait la conviction d'une arrestation prochaine. Un repli avait été envisagé pour le DMR et il en reçut l'ordre le 5 juin, avec soulagement, par un long télégramme. Il prit la direction du Morvan pour plusieurs raisons : la relative proximité géographique de ce massif, le fait que c'était bien, selon la curieuse expression employée par le BCRA dans le télégramme, "une région genre maquis", les projets stratégiques dont ce massif faisait l'objet, et les contacts que Boulloche d'abord, Rondenay ensuite, avaient pris au printemps avec un maquis du Morvan, le maquis "Camille". Il arriva dans le Morvan accompagné d'une équipe très active, jeune et solidaire. Le premier cercle autour d'André Rondenay était constitué des responsables Alain Grout de Beaufort, officier du BCRA parachuté en France en avril 1943, devenu chef régional du Bureau des opérations aériennes qu'une étroite amitié avait bientôt soudé à Rondenay, Pierre Biro qui, à partir du 6 juin, fut chargé des liaisons entre Rondenay et les organisations de résistance, Pierre Henneguier, le chef de l’équipe des saboteurs. Le second cercle était celui des saboteurs, des radios et des agents de liaisons qui étaient souvent les épouses (Solange Rondenay), les compagnes ou les sœurs (celles d’André Boulloche) des résistants.

De nombreux maquis s’étaient constitués dans le massif du Morvan à partir de l'automne 1943. Rondenay et son équipe s'installèrent au maquis "Camille", qui avait bénéficié de deux parachutages, puis de l’arrivée de 60 SAS avec cinq jeeps. Trois autres parachutages vinrent en juin et juillet renforcer l'armement et l'équipement des maquisards. Arrivèrent ensuite, le colonel Hutchison de la mission Jedburgh Isaac, puis les membres de la mission Harry. Deux cents hommes vivaient au maquis vers le 20 juin.

 

A suivre en juillet sur notre site

 

SOURCES : SHD/GR, 16 P 295666, dossier individuel  d'André Rondenay. SHD/GR 28 P 4 320/2, dossier d’agent du BCRA d’André Rondenay. Joël Drogland, Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo- André Rondenay, agent de la France libre, Vendémiaire, 2019.

 


L'actualité de l'Arory

Décès de Jean Rolley

Jean Rolley

Certains d’entre nous connaissaient depuis longtemps Jean et Francine Rolley, comme professeurs d’histoire à Auxerre, Jean au lycée Jacques Amyot, Francine à l’Ecole normale et étaient déjà leurs amis. Mais la création de l’ARORY en 1988, et l’adhésion de Jean à cette association ont renforcé les liens qui avaient pu être noués auparavant.

Son intérêt pour l’histoire de l’Occupation et de la Résistance n’était pas seulement celui du professeur d’histoire et de l’historien. Jean était le seul d’entre nous à avoir des souvenirs personnels de cette période. Il se souvenait du bombardement de Saint-Lô en 1944, ses parents devant fuir la ville avec leurs enfants pour gagner Pontaubert. Sa mère, née à Varsovie, était juive, son oncle disparut dans un camp d’extermination.

Jean a participé activement et très tôt aux travaux de recherche de l’ARORY ; d’abord en co-écrivant le texte du premier ouvrage publié en 1993 par l’ARORY et intitulé « Sur les chemins de la mémoire et du Souvenir ». Il fit partie dès sa création en 1994 du groupe de recherche historique de l’ARORY. Il réalisa plusieurs entretiens avec d’anciens résistants, plus particulièrement ceux du mouvement Résistance en Puisaye. Ce fut lui qui fit la synthèse des témoignages recueillis auprès de résistants et publiée en 1999 par l’ARORY sous le titre « L’engagement dans la Résistance ».

Au sein de l’équipe de recherche qui s’est lancée dans l’aventure du CDrom à cette époque, il s’est chargé particulièrement des recherches sur la Résistance en Puisaye, sur l’histoire de la mémoire de la Résistance dans l’Yonne et surtout sur la question de la persécution des juifs de l’Yonne, question qui lui tenait particulièrement à cœur. Plusieurs numéros du bulletin Yonne-mémoire, dont il fut le rédacteur en chef pendant une quinzaine d’années, furent consacrés à la publication de ses mises au point sur le processus d’aryanisation des biens juifs, sur la persécution des juifs de l’Yonne, dont il a dressé une liste complète et enfin, en novembre 2019, sur les juifs ayant échappé à la déportation dans le département de l’Yonne. C’est naturellement lui qui rédigea, dans  notre livre « Un département dans la guerre »,  le chapitre consacré à la persécution des juifs de l’Yonne, ainsi que le chapitre consacré à la mémoire de la Résistance. Au cours de ses recherches sur la persécution des juifs de l’Yonne, il fut en relation avec deux éminents historiens spécialistes de la question, Serge Klarsfeld et Jacques Sémelin, qui l’encouragèrent à publier ses travaux. En 2009, il participa au colloque de Lacaune et sa communication fut publiée en 2011, dans l’ouvrage « Histoire régionale de la Shoah en France. Déportation, sauvetage, survie », sous le titre « La mise en œuvre de la solution finale dans l'Yonne, 1940-1944 ». Il travailla beaucoup aussi sur Pierre-Etienne Flandin, homme politique avallonnais et national.

Jean était membre du CA de l’ARORY et y apportait toujours, avant que l’âge et l’éloignement d’Auxerre ne l’empêchent de participer à ses réunions, son savoir, sa lucidité, son humour et sa capacité intacte d’indignation contre les imbéciles et ceux qui tordent la vérité historique à leur profit. C’était un membre important et respecté de l’ARORY ; mais c’était avant tout notre ami, chaleureux et attentif aux autres. C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que nous saluons sa mémoire et que nous présentons nos très sincères condoléances à Francine, leurs enfants et sa famille.


Yonne Mémoire

 

 

 

 

Le bulletin 42 de Yonne Mémoire est disponible.

 

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Le prix Viannay-Défense de la France 2019 décerné à Joël Drogland

Prix Viannay-Défense de la France 2019

 

Chaque année, la presse livre l’identité des lauréats des prix littéraires. A travers ces prix, l’on souhaite que soient honorées des plumes de talent. Un prix bien moins médiatisé a été décerné ce 12 novembre 2019. En ces lignes, permettez-moi d’affirmer qu’une plume de talent et un travail rigoureux ont été, à juste titre, mis à l’honneur.

 

Joël DROGLAND, vice-président de l’ARORY, est le récipiendaire de ce prix. Gratifié du prix Philippe Viannay au Palais du Luxembourg, pour son ouvrage Du maquis du Morvan au piège de la Gestapo. André Rondenay, agent de la France libre. (Editions Vendémiaire). Ce prix est destiné à récompenser un ouvrage récent portant sur la Résistance au nazisme en France ou en Europe, n’ayant pas fait l’objet d’autre récompense. Le président du jury, Jean-Pierre AZEMA, ne s’y est pas trompé quand, dans son discours de remise du prix, il a expliqué le choix du jury. Joël DROGLAND méritait cette distinction.

 

Nous étions quelques uns de l’ARORY à assister à cette cérémonie tout à la fois solennelle et empreinte de simplicité. La présence de Claude Rondenay, fils d’André Rondenay exécuté en 1944, a coloré d’une certaine émotion les échanges autour du buffet.

 

Que Joël, qui eut surprise, émotion et fierté à l’annonce du prix, n’en gardant modestement que l’émotion ce soir du 12 novembre, et ayant voulu (je le cite) ranger sa fierté à sa juste place, soit ici récompensé de nos chaleureuses et amicales félicitations. Il a de quoi être fier !

 

Suzel ALEXANDRE.

 

Le Cercle Condorcet lui consacre un article où l'on peut trouver un lien vers le discours de Fabrice Grenard analysant le livre de Joël Drogland.

Cliquez ici aller sur le Cercle Condorcet.

 

 

 

 

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