Origine et objectifs de l'ARORY

L’ARORY (Association pour la Recherche sur l’Occupation et la Résistance dans l’Yonne) est née en 1988 à l'initiative d’anciens résistants et déportés de l'Yonne.

Rapidement, une équipe d'enseignant chercheurs s'est constituée effectuant un travail de recherche sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

De nombreuses publications ont ainsi été diffusées, livres, cédérom, panneaux d'exposition et le bulletin Yonne-Mémoire 1940-1944.

En complément de ses recherches historiques, l'ARORY intervient auprès des élèves pour préparer le concours national de la Résistance et de la Déportation.

Enfin l'ARORY organise, anime des conférences... et inaugure les premiers chemins de la Résistance de l'Yonne !

 

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Les principales publications de l'ARORY

Les Mémoires de Robert Loffroy sont toujours en vente tout comme les Actes du colloque organisé fin 2014 en partenariat avec ADIAMOS. Nous contacter par courriel.


Le livre sur  la rencontre Pétain-Goering en gare de Saint-Florentin-Vergigny le 1° décembre 1941, coédition SAHVCB et l'ARORY. Un évènement de la Collaboration méconnu pourtant important sur le plan national et qui s'est passé dans l'Yonne.


Pour tout savoir sur l'Yonne pendant la Seconde guerre mondiale, commandez le livre, Un département dans la guerre, une publication Tirésias. 

 

Le cédérom, La Résistance dans l'Yonne, AERI-ARORY 

Maquis 44 2018 Le Film

 

Le film tourné pendant l'édition 2018 des randonnées Maquis 44 a été diffusé le vendredi 7 décembre 2018 à 19H00 à Champvallon.

 

Vous pouvez revoir le film tourné pendant l'édition 2018 des randonnées Maquis 44 sur Youtube

Le film 2018

Cela s'est passé un mois de décembre dans l'Yonne

 

15 décembre 1942 : le noyau fondateur du maquis FTP Vauban entame une longue série de sabotages

C’était il y a 75 ans. Une occasion pour l’ARORY de rappeler quelle fut l’action de ce maquis dont on pourra retrouver l’histoire dans notre cédérom.

  Paradoxalement, c'est avant même sa naissance officielle en février 1943 que le maquis FTP Vauban entre dans l'action. Lorsque François Grillot (« Germain ») fonde le groupe des sédentaires FTP de Ravières en novembre 1942, celui-ci, sous la direction effective d'Emile Proudhon (« père Robert ») entame sans tarder son premier sabotage. Il utilise la cheddite dérobée aux carrières de Ravières par Gabriel Ramelet et les talents d'artificier des Philippot. Les cibles ne manquent pas car le secteur de Ravières est situé sur un axe majeur de circulation. Un faisceau de voies de communication stratégiques (canal de Bourgogne, voie ferrée PLM, route nationale 5) suit la vallée de l'Armançon et relie le Bassin parisien à la vallée de la Saône et du Rhône. Entre Brienon et Montbard, ce ne sont pas moins de 35 écluses qui se succèdent. Les Allemands ne peuvent les surveiller toutes et en permanence. Le 15 décembre 1942, le groupe FTP fait sauter les attaches des portes de l'écluse de Rougemont près d'Aisy-sur-Armançon. La nature de l'explosif et les quantités disponibles ne permettent d'infliger que des dégâts limités.

  En février 1943 le groupe sédentaire FTP donne naissance au maquis Vauban. L'installation  d'un groupe clandestin qui passe bientôt de 10 à 40 combattants pose de gros problèmes et retarde ou du moins gêne le programme de sabotages. Pourtant dès mars 1943, le maquis peut disposer de plastic fourni par l’état-major des FTP et acheminé par le « père Robert ». Ce plastic est vraisemblablement fourni par Jaminet, membre de l’état-major départemental FTP, en contact avec Lucien Herr qui s’approvisionne en armes et munitions au sein du réseau Jean-Marie Buckmaster. Le 30 avril 1943, le maquis pulvérise les colliers et faux-colliers de l'écluse 88 de Saint Vinnemer. Dans le mois précédent, 68 péniches transportant chacune 200 tonnes de produits (dont du ciment ) étaient passées par cette écluse. Même si la durée des réparations ne devait pas excéder huit jours, le préjudice est important.

  Les voies ferrées sont également une cible de choix. C'est pour célébrer à leur manière le 1er mai que les maquisards effectuent un double sabotage dans la nuit du 30 avril 1943. A 2h 57, le train 5407 roulant en direction de Dijon déraille au km 223, à un km de Ravières. La locomotive et six wagons quittent la voie. Les deux voies sont fermées pour 24 heures. A 8h 15, un train mixte roulant vers Chaumont déraille sur la voie unique Ravières-Chaumont. La machine et deux wagons quittent la voie. La technique progresse et les deux opérations suivantes sont réalisées « en tranchée ». Le 10 juillet 1943 un train de marchandises déraille au km 219, à 400 m de la gare d'Ancy-le-Franc. Quinze wagons, la locomotive et le tender se télescopent. Le 12 août 1943 un train de messagerie déraille à Perrigny-sur-Armançon. Douze wagons sont renversés et deux employés allemands sont blessés. Les déraillements « en tranchée » augmentent la durée d'immobilisation des voies car ils nécessitent l'intervention d'une grue. Les maquisards sabotent aussi à l'occasion les fils de transmission des signaux ce qui ralentit, voire immobilise temporairement la marche des convois. Les renseignements précis fournis par les cheminots résistants permettent d'épargner à coup sûr les trains de voyageurs français.

A l'occasion du 11 novembre, des nouveauté en matière de numérique.

 

 

Les archives de l'Yonne vous proposent de découvrir dans cette rubrique des parcours numériques réalisés à partir de l'application Guidigo. Les premiers parcours sont consacrés aux commémorations du centenaire de l'armistice.

Opens external link in new windowCliquez sur ce lien pour accéder aux parcours numériques.

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